Une feuille de route pour relever le défi du vieillissement et la perte d'autonomie

L’actualité de ces derniers mois a mis sur le devant de la scène une triste réalité : les conditions de travail et de vie dans les Ehpad mais aussi à domicile sont souvent très difficiles. Il n’est plus possible de repousser encore et encore les actions à mettre en place par les pouvoirs publics, d’autant plus face à une société de plus en plus vieillissante.

Le 30 mai, lors de la PHCW 2018, les annonces faites par Mme Agnès Buzyn , Ministre des Solidarités et de la Santé pour relever le défi du vieillissement et de la perte d’autonomie, étaient donc très attendues.

1- Une population vieillissante avec de vraies attentes.

Les chiffres sont simples et parlent d’eux-mêmes. En France aujourd’hui il y a 1.5 millions de personnes de plus de 85 ans. Elles seront 4.8 millions en 2050. 8% sont touchées par la perte d’autonomie et 10% des plus de 75 ans vivent en établissement. En 2030, Elles seront 1.6 millions en perte d’autonomie et 2.35 millions en 2060.

Les chiffres sont posés et après ?

Il y a beaucoup de choses à faire et à mettre en place pour anticiper, préparer, mais surtout dans un premier temps améliorer l’existant. C’est peut-être pour cette raison que la ministre a priorisé sa feuille de route en se positionnant immédiatement sur la qualité de vie des aînés et la qualité de travail des accompagnants.

2- La prévention de la perte d’autonomie au cœur de toute action

C’est la priorité absolue du gouvernement. Apporter à cette population vieillissante un cadre de vie plus agréable dans lequel leurs besoins spécifiques seraient pris en compte, que la personne soit en établissement ou à domicile.

Pour y parvenir, il est essentiel de mettre en place des actions de prévention qui auront pour vocation d’apporter des améliorations concrètes.15 millions d’euros seront alloués en 2018 pour financer les plans de prévention des Ehpad (pilotés par les ARS) puis 30 millions en 2019 (financé par l’Assurance Maladie). Pour le domicile, ce sont 100 millions qui seront alloués en 2019 et 2020 pour la refonte du financement de l’aide à domicile.

Mais c’est quoi un plan de prévention ?

C’est adapter son environnement pour prévenir les causes de la perte d’autonomie. C’est aménager son logement ou l’établissement en fonction des besoins spécifiques des pathologies existantes. C’est faciliter l’accès aux aides techniques, c’est former aux bonnes pratiques pour prévenir les chutes, c’est faire les bons gestes. C’est accéder aux soins plus aisément.

Chez DLM Créations, nous sommes convaincus de la nécessité de ces actions de prévention. C’est pour cette raison que nous intervenons régulièrement lors d’ateliers dans des salons, de séances de démonstrations en établissements ou simplement par le biais d’articles, auprès des professionnels concernés pour informer et communiquer.

C’est aussi pour cela que nous avons été sollicités par l’INRS pour prêter notre mobilier adapté (le fauteuil releveur Ergomodel EasyUp, le lit médicalisé Ergomodel Genius et le fauteuil confort Ergomodel Mouv) pour leurs vidéos sur la prévention des TMS dans le secteur de l’aide et du soin à la personne.

3- Répondre aux besoins du secteur

Rien ne peut se faire sans un important financement de ces politiques. Les besoins sont là et connus dans les établissements.

  • Un besoin humain avant tout : plus de personnel, plus de compétences, plus de formations pour répondre à toujours plus de spécificités d’une population qui change, qui évolue et qui a de nouvelles attentes.
  • Un besoin contextuel : plus de places en Ehpad mais plus de souplesse aussi pour répondre aux cas particuliers (comme les sorties d’hospitalisation).

Il y a beaucoup de choses et d’actions à mettre en œuvre et il ne suffit pas d’un article pour détailler toutes ces propositions qui elles-mêmes sont encore en construction. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le ministère a annoncé le lancement d’un débat associant l’ensemble des acteurs et des citoyens pour aboutir à des propositions concrètes début 2019.

De notre côté, nous savons que nos axes de développement vont dans la bonne direction. Cela nous conforte dans l’idée d’aller toujours plus à la rencontre des acteurs de cette prévention qu’ils soient institutionnels, experts de la Santé ou tout simplement de continuer à aller voir sur place dans les établissements, les besoins réels des résidents et des équipes soignantes. Nous n’en sommes qu’au début de cette aventure.

Pour plus d’informations sur la feuille de route de Mme Buzyn, c’est ici.

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