La prévention des aidants et des soignants est un enjeu majeur pour les entreprises. Mais que mettre en place et surtout comment la financer? Zoom sur les aides financières des CARSAT.

Prévention, qualité de vie au travail, amélioration de la santé au travail, de la sécurité ; l’année 2018 aura été portée par ces notions reprises par de nombreux politiques, par le gouvernement et par les organismes institutionnels. C’est d’autant plus vrai dans le secteur de la Santé, du sanitaire et du médico-social.

C’est un fait qu’il est primordial aujourd’hui de réagir et de définir des actions spécifiques à mettre en place au sein des établissements.
Mais c’est un fait aussi que peu de plans se concrétisent aujourd’hui. Par manque d’idées ? Manque de temps ? Manque de moyens ?
Des aides existent, notamment sur le plan financier, pour permettre d’investir dans une stratégie d’amélioration de la vie au travail. Zoom sur les aides des CARSAT qui se terminent le 31 décembre 2018.

Un état des lieux implacable

Les faits sont là et connus de tous. Les TMS (Troubles Musculosquelettiques) représentent la première cause des maladies professionnelles en France (87%) pour un coût d’un milliard d’euros. Le domaine de la Santé et plus particulièrement celui de l’aide à la personne est le plus touché actuellement et a pris la première place du podium en passant devant le BTP.
Les conséquences sont lourdes pour les personnes touchées et pour leurs établissements : absentéisme, désorganisation du travail, coût financier, surcharge de travail du personnel « valide », perte de repère du résident etc…. la liste est très longue. La conclusion est simple, tout le monde est perdant.

Tous les directeurs d’établissement ou d’organisme d’aide à la personne souhaitent améliorer la santé et la sécurité au travail et instaurer une politique pour protéger leur personnel des risques professionnels. Et pourtant, on constate que très peu d’entre eux passent à l’action.

Trois raisons principales à ce constat :

  1. Une démarche de prévention oui mais comment ? que faire ? chaque organisation a ses propres problématiques en termes d’infrastructures, de personnel, de compétences, de moyens etc…. Il n’y a pas de démarche unique à appliquer simplement partout. Il faut analyser, auditer son cas particulier pour trouver les bonnes solutions.
  2. Les actions de prévention demandent en général des besoins (compétences particulières, matériels, temps …). Elles sont donc perçues essentiellement comme des charges financières.
  3. La mise en place d’une démarche de prévention demande du temps, beaucoup de temps. Du temps pour la préparer, l’organiser, l’ajuster à son contexte particulier. Du temps à communiquer, à former et accompagner les équipes tout au long du projet.

Une seule de ces raisons suffit en général pour abandonner le projet.

Pourtant il existe des aides pour faciliter la concrétisation d’une telle démarche. Il en existe même beaucoup, que ce soit pour accompagner les établissements ou pour les financer en partie.

Nous allons nous intéresser plus particulièrement à celles proposées par les CARSAT qui ont été prolongé jusqu’au 31 décembre 2020.

Financer sa prévention avec les CARSAT

La loi de financement de la Sécurité Sociale a instauré la mise en place d’aides financières pour subventionner les projets d’investissement ayant pour vocation l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail.

C’est ainsi que chaque CARSAT bénéficie d’un budget annuel spécifique à allouer aux entreprises qui souhaitent investir dans du matériel ou des prestations leur permettant de mettre en place une démarche de prévention. Ce sont les Aides Financières Simplifiées. Il existe plusieurs types d’aides spécifiques à un risque ou à un secteur. Dans l’univers des établissements sanitaires ou médico-sociaux, on fait appel aux aides TMS Pro Action.  Cet argent peut permettre de s’équiper en aides techniques afin de soulager le personnel dans le soin de manutention lors d’un transfert par exemple. Autrement dit, tout matériel réduisant les contraintes physiques, le port de charge, les postures contraignantes… peut être financé en partie par ces aides des CARSAT.

Prenons l’exemple du drap de glisse qui permet au patient/résident de se repositionner par lui-même et sans efforts dans son lit. L’utilisation de cet équipement permet au soignant de ne plus avoir à porter la personne (souvent en étant dans une position inconfortable) pour la remettre dans une bonne position. On est donc bien dans la suppression d’un facteur de risque aux TMS.

De même, l’Ergomodel Easy-Up permet de réduire un facteur de risque aux TMS en accompagnant le mouvement naturel dans l’action de se relever de son fauteuil. Le soignant n’a plus besoin de porter ou soulever le résident, il évite donc de se blesser ou de soumettre son corps à des contraintes physiques. Cet équipement permet  de réduire les risques de TMS.

L’INRS (L’Institut National de la Santé et de la Sécurité au Travail) a communiqué cette année sur 10 vidéos montrant des situations de la vie courante des aidants et des soignants en établissement et à domicile. Il a montré les bonnes pratiques pour réduire ou même supprimer les facteurs de risque et préserver ainsi le personnel dans son travail quotidien.

C’est le cas ici dans la vidéo « Redressement et marche » avec notre fauteuil releveur Easy-Up.

Les autres vidéos à retrouver ici: 10 vidéos INRS

Ces aides financières concernent soit les entreprises de moins de 50 salariées (Aides Financières Simplifiées) soit de moins de 200 salariés (Contrat de prévention).
Il existe un site entièrement dédié aux règles et démarches pour bénéficier des TMS pro : cliquez ici.

Chaque CARSAT détaille également ces différentes aides.
Ex de la CARSAT Aquitaine: ici.
Ex de la CARSAT Pays de la Loire: ici.

L’idéal est de se rapprocher de la personne en charge de la Prévention dans votre CARSAT qui vous expliquera la démarche à suivre.

En attendant, vous trouverez le formulaire à remplir ici.

N’oubliez pas, vous avez jusqu’au 31 décembre 2018 pour faire votre demande.

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